Bio : l’aspiration du manger mieux face aux aléas économiques gastronome professionnels

Bio : l’aspiration du manger mieux face aux aléas économiques

Malgré l’enthousiasme des Français, la demande en produits bio reste impactée par la conjoncture économique. Cette volatilité impose aux consommateurs des arbitrages basés sur la variable du prix, mais les signes d’espoir sont là pour une filière qui nourrit l’ambition d’une assiette plus responsable, d’une agriculture respectueuse de l’environnement et de la juste rémunération des agriculteurs.

Produits bio : une demande très « élastique »

L’agriculture biologique pose un postulat fort : l’impératif de la production n’est pas forcément antinomique avec la préservation de l’environnement. Elle prône le manger mieux, le respect des équilibres naturels, la sauvegarde de la qualité des sols, de la biodiversité, de l’air et de l’eau, tout en stimulant la création de l’emploi dans un cercle vertueux salvateur.

Mais la viabilité du bio ne se nourrit pas seulement de ses nombreuses vertus. C’est l’engouement des Français, garantie de débouchés économiques réels, qui catalyse la transition vers cette agriculture alternative. Il faut dire qu’elle « allie les meilleures pratiques environnementales, un haut degré de biodiversité, la préservation des ressources naturelles et l’application de normes élevées en matière de bien-être animal » (règlement CE n° 834/2007).

Une fois que l’on a dit cela, il faut reconnaître que la demande en produits bio est particulièrement élastique, en ce sens qu’elle est beaucoup plus impactée par la conjoncture économique que les autres denrées alimentaires. Selon une étude de l’Agence Bio, lorsque la consommation alimentaire gagne un point, la consommation bio en gagne quatre. Plusieurs indicateurs abondent dans ce sens :

  • La consommation bio totale (ménages et RHD) a doublé entre 2015 et 2020, et quasiment quadruplé dans la décennie 2010 (de 3,7 à 13,2 milliards d’euros) ;
  • La valeur des achats des produits alimentaires issus de l’agriculture biologique a progressé de 10,4 % en 2020 par rapport à 2019, en pleine crise sanitaire. En effet, malgré les répercussions économiques de la pandémie, le pouvoir d’achat des ménages est resté stable en 2020 et 2021, comme l’explique ce rapport de l’Insee;
  • Dans un contexte inflationniste, le pouvoir d’achat devient le premier sujet de préoccupation pour une majorité de Français (54 % en 2022, contre 32 % en 2021). Et selon l’OFCE, le pouvoir d’achat des Français baissera de 1,2 % entre 2022 et 2024. C’est donc tout naturellement que les ventes de produits bio se sont repliées en 2022 (entre – 4 % et – 6,3 % selon les sources).

Il faut ici apporter une nuance importante. Le recul de la demande en produits bio doit être mis en perspective avec une tendance générale à la déconsommation alimentaire (bio et non bio), directement liée à la flambée des prix. Laure Verdeau, directrice de l’Agence Bio, explique au micro d’Europe 1 : « Il y a une déconsommation alimentaire en général [qui] touche le lait, les fruits et légumes et bien sûr la viande ».

Pourquoi la contre-performance du bio ne peut être qu’éphémère

Les produits bio font les frais des arbitrages économiques des ménages, « mais les Français restent convaincus des bienfaits de l’agriculture et de l’alimentation biologiques pour préserver l’environnement  et permettre une juste rémunération des agriculteurs », peut-on lire dans le baromètre 2023 de la perception et de la consommation des produits biologiques. Plusieurs conclusions nourrissent l’espoir d’une reprise imminente :

  • 82 % des Français pensent que l’agriculture biologique contribue à la préservation de l’environnement, de la qualité des sols et des ressources en eau ;
  • 60 % des sondés pensent que le bio permet une juste rémunération des producteurs ;
  • Curieusement, le frein du prix est resté stable à 71 % entre 2021 et 2022 malgré un contexte inflationniste ;
  • Les objectifs de la loi EGalim (50 % de produits durables et de qualité dans l’approvisionnement de la restauration collective, dont 20 % de produits bio), sont loin d’être atteints, malgré des progrès réels. Selon le député Paul Molac, nous en sommes à 22 % de produits durables ou sous signe de qualité dans les restaurants collectifs de l’Etat (sur les 50 % visés), et à peine 15 % dans l’ensemble du secteur public. La marge de progression est donc considérable ;
  • La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021, dite loi « Climat et résilience », ajoute un objectif de 60 % de viandes et produits de la pêche de qualité et durables à compter du 1erjanvier 2024 pour tous les restaurants collectifs gérés par des personnes morales.

Indubitablement, le recul de la demande en produits bio est passager, et la filière retrouvera sa vitesse de croisière lorsque le cycle économique passera de la récession à l’inévitable reprise… à condition de répondre plusieurs défis, à commencer par l’application de la loi EGalim, la poursuite de l’effort de sensibilisation et, plus largement, une communication plus transparente et plus claire de la part des acteurs de la bio.

Malgré les vents contraires, l’écosystème du bio peut compter sur l’appui des Français et doit se montrer à la hauteur des grands enjeux de développement durable du 21e siècle. Bodin Bio, filiale du groupe Galliance, pionnier de l’agriculture biologique, s’y emploie depuis plus de 35 ans.

Bodin Bio, pionnier français de la Volaille Biologique

En 1979, Jean Bodin proposait déjà ses premiers poulets Bio sur les marchés locaux, deux ans avant la reconnaissance officielle de l’agriculture biologique par les pouvoirs publics français et treize ans avant le premier cahier des charges bio dans l’Hexagone. Plus de quarante ans plus tard, forte d’un modèle cohérent, responsable, alternatif et vertueux, Bodin Bio accompagne activement la transition bio grâce à son expertise et son réseau de 140 éleveurs établis en moyenne à 100 km de l’abattoir.

Dans un marché bio qui change d’échelle, Bodin Bio multiplie les partenariats avec d’autres bassins de production (Sud-Ouest et Sud-Est notamment) pour réduire le temps de parcours des produits et proposer des produits frais et locaux.

Bodin Professionnels est la marque qui propose des produits solutions adaptés aux besoins et usages des professionnels de la restauration collective et commerciale (entiers et découpes de volailles crues, produits élaborés crus, panés et charcuterie). Bodin Professionnels propose la gamme la plus large du marché garantie Bio et Origine France avec des volailles élevées en plein air dans le respect du bien-être animal sans traitement antibiotique, nourries sans OGM avec une alimentation composée de céréales et protéines végétales bio cultivées uniquement en France.

Toujours dans cet objectif de favoriser des pratiques agricoles vertueuses, Bodin Professionnel a noué en juin 2021 un partenariat avec BEE FRIENDLY®, le « label des agriculteurs engagés pour la protection des pollinisateurs ». Objectif de cette collaboration inédite dans la filière animale : agir contre le déclin alarmant des pollinisateurs. Sur le terrain, Bodin Professionnel et sa maison mère, Bodin Bio, accompagnent les éleveurs pour adopter les bonnes pratiques afin de préserver les abeilles et autres insectes pollinisateurs.

Au-delà de son rôle de pionnier, Bodin Bio est une filière pollinisatrice de la Bio qui perpétue ses engagements forts dans son écosystème :

  • Être acteur de la Bio du territoire ;
  • Favoriser le développement de filières Bio ;
  • Être un vecteur de pédagogie sur l’agriculture biologique ;
  • Essaimer les bonnes pratiques issues de son expertise ;
  • Prendre en compte les enjeux de responsabilité sociétale dans ses achats.

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