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Ageekculteurs : des agriculteurs de plus en plus connectés

Le temps des agriculteurs coupés du monde, vivant en totale autarcie est révolu. Plus que jamais, les agriculteurs sont à la pointe de la technologie ! Selon une étude menée par le site agriculture.gouv.fr, 79 % des agriculteurs français utilisent Internet, un chiffre supérieur à la moyenne nationale. Près de 80 % de ceux-ci affirment d'ailleurs qu'ils utilisent les nouvelles technologies dans le cadre de leur métier. Alors, en quoi les objets connectés sont-ils devenus une aide précieuse à l'agriculture ? Quels sont les enjeux inhérents à cette évolution, donnant naissance à ce que l’on nomme aujourd’hui les « ageekculteurs » ?

Les chiffres clés sur l’utilisation des smartphones et d’Internet

Être agriculteur aujourd'hui requiert de nombreuses qualités. Pour se distinguer de la concurrence et pérenniser son exploitation, le simple fait de produire ne suffit plus. Il faut également agir en bon chef d'entreprise, tant sur le plan technique que financier ou commercial. Pour optimiser leurs ressources, les agriculteurs n'hésitent plus à se faire aider des nouvelles technologies. Les objets connectés, la vente sur Internet ou les réseaux sociaux sont autant d'outils qui leur permettent désormais de valoriser leur savoir-faire.

Pour autant, les innovations ne s'arrêtent pas là. Selon une étude Agrinautes 2018 réalisée par BVA pour Terre-net Média et Hyltel, un constat a été effectué : 71% des agriculteurs sont équipés de smartphones contre 65% pour le grand public. Plusieurs autres données sont à considérer :

  • 98,3% des agriculteurs utilisent leur accès internet (tous supports confondus) pour consulter la météo professionnelle et 94,9% d’entre eux accèdent ainsi à leurs données d’exploitation ;
  • 71,9 % des agriculteurs avec smartphones ont installé au moins une application agricole, dont une moyenne de 4,2 applications du genre installées ;
  • 69 % d’entre eux cherchent une aide à la prise de décision grâce à ces applications et 43,7 % des informations et des moyens de se cultiver.
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Les habitudes d’utilisation, types d’objets et exemples de logiciels

Les exploitants se servent donc de leurs téléphones pour un usage professionnel. Cela s’observe, dans les faits, par une pratique simple (toujours selon la même étude) : les agriculteurs utilisent majoritairement leurs ordinateurs entre 6 et 9h du matin et après 20h, puis utilisent essentiellement leurs smartphones entre 9h et 12h et entre 14h et 18h. Cependant, il faut noter que les objets connectés utiles aux agriculteurs s’étendent aux caméras, stations météo, alarmes, puces RFID, détecteurs de niveau de stockage et autres robots de traite.

Enfin, en matière de logiciels et applications utiles, le cas de Conselio illustre à quel point les applications agricoles vont progressivement devenir de véritables indispensables pour les exploitants à l’avenir. Pour rappel, Conselio est un outil permettant d’obtenir une aide à la décision par des experts en matière de gestion agricole, qui prennent en compte les contraintes liées à l’exploitation de chaque agriculteur.

Les enjeux auxquels répondent ces outils

Ces nombreux objets connectés, qu’il s’agisse d’ordinateurs, smartphones, caméras ou autres, constituent des solutions répondant aux enjeux actuels des agriculteurs :

  • Ils aident à mieux appréhender les risques climatiques, sanitaires, économiques et environnementaux ;
  • Ils offrent une analyse plus pertinente des différents types d'exploitations, favorisant la recherche et le développement ;
  • Ils viennent en appui aux agriculteurs dans leurs tâches quotidiennes et réduisent la pénibilité de leurs différents travaux ;
  • Certaines applications offrent, en plus, des conseils et des formations à distance ;
  • Le bien-être animal est également amélioré par ce nouveau mode de fonctionnement ;
  • Enfin, le consommateur bénéficie d'une plus grande transparence et d'une meilleure traçabilité des produits.

Les réseaux sociaux pour promouvoir l'agriculture

Notons également que les réseaux sociaux sont très utilisés par les agriculteurs. Ces derniers tâchent d’y véhiculer une image plus fidèle de leur métier. Antoine Thibaut, éleveur de vaches laitières dans le Perche, fait face à un constat. « Aujourd’hui, le grand public a accès à deux images opposées de l’élevage : celles idylliques des entreprises agroalimentaires ou les images horribles des détracteurs de l’élevage. » Face à cette réalité, il a décidé d'agir et de mettre en avant son quotidien. « La réalité étant différente, mon but est de montrer ce qui se passe et comment ça se passe. ».

Le bien-être animal, un enjeu grandissant

Chez Terrena, les démarches innovantes sont aussi nombreuses. En collaboration avec des établissements d'enseignement supérieur, des associations ou des start-up, Terrena révolutionne l'agriculture de demain. À titre d’exemple, l’application Wiuz, aussi intuitive que pratique, guide les agriculteurs et autres ouvriers agricoles au cours de leurs tours de plaines. Un système de traçage des interventions culturales et des conseils de techniciens spécialistes sont ainsi à leur disposition, même hors-ligne, autrement dit même si leur connexion internet est insuffisante.

De même, Terrena est très impliquée dans le bien-être animal. Fruit de multiples recherches, les applications Tibena, déclinées pour plusieurs élevages agricoles (porcs, poulets ou lapins) permettent de réaliser des audits sur le bien-être animal en s'appuyant sur des indicateurs objectifs, dans différents élevages, directement sur tablette.

En valorisant l’observation et les actions collectives au service du confort de l’animal, l'objectif de Tibena est clair : «  s’engager vers un modèle agricole plus responsable ».

Si l’on en croit le site du Salon de l’agriculture, l’agriculture connectée a encore de beaux jours devant elle : « En 2018, être agriculteur c’est à la fois être chef d’entreprise, banquier, producteur, commercial, manager et technicien. Pour réussir à assurer tous ces métiers en même temps, le numérique est une évolution technologique indispensable ».

 

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