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Un pays sous cloche, une fibre solidaire qui s’exprime

Une retraitée achemine les denrées alimentaires aux anciens, confinés, du côté d’Omerville (Val d’Oise). A Lyon, un restaurant donne gracieusement ses stocks aux associations en vue d’une distribution aux plus démunis. A Vexin (Val d’Oise), un habitant s’approvisionne exclusivement chez les producteurs de la commune, « pour continuer à les faire travailler ». Sur le web, les plateformes d’entraide se multiplient pour « propager l’entraide ». Si la pandémie de la Covid-19 a mis notre pays sous cloche, elle a sans doute aussi stimulé la fibre solidaire des Français… une vertu que nous cultivons au quotidien à travers notre signature, L’engagement coopératif, dans une démarche collaborative et de proximité.

Face à la distanciation, le collectif fait de la résistance…

…et l’intelligence collective se met en branle. Pour sortir la tête de l’eau, les professionnels activent le levier de la « créativité du chaos » : ne plus se demander ce que l’on peut perdre, mais créer pour voir ce que l’on peut gagner, ensemble. Dans la filière de la restauration, la compétitivité a cédé du terrain à la coopération. La réactivation des intérêts communs entre les acteurs de la filière a braqué les projecteurs sur la communauté, au sens socio-économique. Alors qu’elle portait l’art de vivre à la française, la restauration est aujourd’hui associée aux notions de difficulté, de crise, d’incertitude et d’insécurité sanitaire. Un état de fait que des acteurs de la filière remettent en cause au quotidien, à travers des initiatives solidaires, mêlant innovation, volontarisme et optimisme. Voici quelques exemples marquants.

  • Alors qu’ils sont passés de complémentaires à concurrents (parfois directs), les boulangeries et les restaurants se serrent les coudes. Ainsi, à Montrevault-sur-Evre, la boulangerie Papillon met gracieusement sa devanture à la disposition d’Emmanuel Micheneau, cuisiner depuis dix ans, aujourd’hui en difficulté. Ce dernier réalise des « interventions culinaires », préparant des plats conviviaux en grande quantité (cassoulet, poulet rôti, couscous) à destination des passants qui peuvent emporter leur déjeuner ou leur dîner, dans le respect des gestes barrières.
  • En Mayenne, c’est la solidarité entre les entreprises et les restaurants qui se met en place, avec l’initiative « Le mercredi, c’est ma boîte qui invite». En somme, les entreprises participantes s’engagent à acheter, chaque mercredi, des repas complets auprès des restaurants et traiteurs les plus proches, qui seront par la suite offerts aux salariés, fournisseurs et/ou clients et ce, jusqu’à la réouverture des restaurants. « Les partenaires de cette opération ont tous à cœur de les soutenir en étant facilitateurs », explique Joël Balandraud, président de la Communauté des communes des Coëvrons (3C) et de Mayenne-Tourisme.
  • La plateforme Solidarité Commerçants vient outiller les consommateurs qui souhaitent acheter responsable en ces temps de crise. Ce moteur de recherche solidaire des commerçants de France indexe des producteurs, restaurants, boulangeries, traiteurs, cavistes et épiceries par départements. La plateforme entend préserver le dynamisme économique des quartiers et soutenir les commerçants qui fournissent « une offre de qualité et des conseils auxquels s’ajoutent une grosse dose d’humanité, de gentillesse et de bonne humeur».
  • L’initiative « Restos de France», par les pros et pour les pros, met à disposition des restaurateurs une plateforme d’échange pour partager des conseils, des retours d’expérience et des propositions de relance bien utiles par ces temps difficiles. Ce grand forum s’organise par thème : recrutement d’urgence, mutualisation des ressources, revente de matériel, informations sur les fournisseurs, bonnes pratiques d’hygiène, informations sur les aides de l’Etat, etc.

La coopération plutôt que le repli. La « co-solidarité » plutôt que la « co-vide ». L’entraide, quel que soit son habillage (apport d’expertise, partage d’informations, mutualisation des ressources, mises en relation), vient ressouder une communauté qui se mobilise pour le présent, mais qui prépare aussi l’après.

 

Le modèle coopératif, solidaire par essence

Pendant ce temps, les coopératives agricoles françaises continuent de faire ce qu’elles ont toujours fait : perpétuer des pratiques agricoles vertueuses, cultiver l’éthique et l’équité dans les conditions de travail, participer activement à l’aménagement du territoire, communiquer avec transparence et, ce faisant, garantir l’alimentation des Français, sans risque de pénurie, tout en répondant à leurs attentes en matière de respect du bien-être animal, de traçabilité rigoureuse des aliments et d’hygiène. Résilient, agile et responsable, le modèle coopératif porte dans son ADN les valeurs de solidarité, d’entraide et de coopération.

Avec 22 000 agriculteurs détenteurs de parts sociales et 12 159 salariés, le groupe coopératif solidaire Terrena a érigé les notions d’entraide et de coopération au rang de priorité, depuis ses origines, en 1887. Cet engagement, au bénéfice de toutes les parties prenantes, est porté par les valeurs coopératives du groupe qui pratique la libre adhésion, la gouvernance démocratique (un homme, une voix), la répartition des richesses au prorata des opérations effectuées, la valorisation des personnes plutôt que du capital et la solidarité intergénérationnelle par l’indisponibilité des réserves. L’ancrage territorial, qui vient rationaliser l’action de la coopérative, scelle le rôle d’acteur économique mais aussi social de Terrena, dans une dynamique collective basée sur le partage et l’entraide.

Marque dédiée aux professionnels du premier groupe coopératif volailler français, Gastronome Professionnels se veut l’émanation de l’esprit coopératif de Terrena auprès des chefs de la restauration et autres acteurs de la CHD. C’est donc tout naturellement que nous avons choisi de valoriser notre action avec notre signature, L’engagement coopératif.

 

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